Oxygene Terre est né d’une fascination ancienne pour les cartes, les paysages vus du ciel et les lignes invisibles qui racontent nos territoires. Cette page présente le parcours et le regard qui nourrissent le projet.
Avant-propos
Regarder le monde comme une carte vivante
À 46 ans, le monde continue de m’apparaître comme une immense toile à déchiffrer. Depuis l’enfance, je suis attiré par les reliefs, les contours des continents, les traces laissées par les fleuves, les villes, les routes et les frontières.
Ce site est un espace de contemplation et de partage. J’ai voulu créer un lieu où l’on peut effleurer du regard la beauté brute de notre planète, voyager par l’image satellite et mieux comprendre la fragilité des paysages qui nous entourent.
Voir notre monde pour le comprendre, c’est déjà commencer à le protéger.
Mon odyssée personnelle commence à l’Est, là où le Rhin dessine des frontières fertiles et où les Vosges donnent au paysage une profondeur particulière. C’est en Alsace que mon regard s’est habitué aux lignes fortes, aux plaines, aux reliefs et aux passages.
Je suis né à Sélestat, cité humaniste et ville de mémoire, avant de grandir à Benfeld, au cœur du Ried. Mes dix-neuf premières années se sont inscrites dans cette géographie familière, entre Strasbourg, le Rhin et les villages alsaciens.
SélestatUne ville liée à l’humanisme, à la mémoire et au patrimoine.
BenfeldUne commune du Ried, entre Sélestat, Strasbourg et les paysages du Rhin.
Étape 2
La parenthèse francilienne
Au début des années 2000, une rencontre majeure, celle de mon épouse, m’a conduit vers le bassin parisien. Ce nouveau chapitre m’a fait traverser une autre géographie : plus dense, plus urbaine, plus contrainte.
D’abord à Alfortville, puis plus au sud, dans l’Essonne, entre Étampes et Villeconin, j’ai découvert des territoires où l’infrastructure, l’étalement urbain et les axes de circulation imposent leur rythme. Vue du ciel, cette densité raconte beaucoup ; vécue au quotidien, elle peut aussi peser.
Cette période a renforcé mon besoin de grands espaces, de silence et de géométries plus naturelles.
AlfortvilleLa proximité de Paris, de la Seine et d’un territoire très urbanisé.
Étampes et VilleconinUne transition vers des paysages plus ouverts, au sud de l’Île-de-France.
Étape 3
La Charente, le retour au vert
Le salut est venu d’un mouvement vers l’Ouest. En Charente, j’ai retrouvé l’espace, le calme, les paysages ouverts et cette respiration que les grandes zones urbaines ne me donnaient plus.
Ce territoire rural, entre vallées, plateaux, villages et horizons plus doux, est devenu un point d’ancrage. C’est ici que l’envie de construire un atlas sensible de la planète a pris forme, avec le désir de transmettre à mes enfants une attention plus fine au monde qui les entoure.
Un havre quotidienUn cadre plus apaisé, propice à l’observation et à la réflexion.
Une terre d’inspirationLa campagne, les cours d’eau et les paysages ouverts comme support du regard.
Oxygene Terre
Pourquoi ce projet ?
Oxygene Terre relie une passion personnelle à une conviction simple : les cartes ne servent pas seulement à se repérer. Elles révèlent des équilibres, des fractures, des beautés et des vulnérabilités.
Regarder la Terre depuis le ciel, c’est prendre de la distance sans se détacher du réel. C’est mieux comprendre les paysages, les usages humains, les tensions environnementales et les histoires inscrites dans les formes mêmes de la planète.
La carte n’est pas une fuite du monde : elle est une manière plus attentive d’y revenir.